Je suis une personne très sensible aux changements et aux périodes de transition. Je me souviens encore de mes premiers jours de lycée, c’était tellement différent du collège que j’ai craqué au bout de quelques jours #dramaqueen ! Heureusement, j’ai fini par m’y habituer et j’ai adoré mes années lycée et parfois, je me dis que j’y retournerais bien.  

Aujourd’hui, je vis une période de transition un peu plus difficile à gérer : le fameux passage entre la fin des études et le début de ma vie professionnelle. J’ai cette impression de me trouver dans un sas et qu’il me suffit de faire quelques pas pour passer à l’étape suivante. Le problème, c’est les doutes et les incertitudes qui m’empêchent d’avancer et la petite voix dans ma tête qui me dit « cocotte, va falloir te trouver un taff pour remplir ton frigo »

Est-ce qu’on se pose les bonnes questions pendant nos études ?

Cette période de transition je l’ai particulièrement ressentie en master. Je l’ai vécu comme un épisode de 24h chrono avec le bruit infernal du compte à rebours en arrière plan – tic tac tic tac 💣

Pendant ma dernière année d’études, j’ai eu l’opportunité de faire une alternance dans une agence de relations presse et j’ai vite compris que je ne me voyais pas évoluer dans cet environnement pendant plusieurs années. J’ai commencé à me poser pleins de questions sur la nature de mon job : « Qu’est-ce que ça m’apporte ? Qu’est-ce que j’apporte aux autres ? Pourquoi je fais ça et pas autre chose ? »

J’ai commencé à en vouloir au système scolaire. Je me suis dit que je n’avais pas été assez accompagnée dans le choix de mon orientation. Pendant ma dernière année de lycée, je n’ai eu qu’un seul rendez-vous avec madame la conseillère. Elle m’a imprimé des documents pour le domaine qui m’intéressait à l’époque, la communication, que j’ai choisi parce que je ne savais pas quoi faire et que ça avait l’air plus sympa que le droit ! Je ne l’ai jamais revue.

À la fac, on m’a encouragé à faire des stages et à « networker » mais toujours pas de questions plus profondes sur nos choix de carrière.

Aujourd’hui, je me pose les questions que j’aurais aimé me poser pendant mes années d’études pour faire les bons choix. Avec du recul, je me dis qu’au moins j’ai la maturité nécessaire pour y répondre et je gère à ma manière cette période de transition.

Comment passer des études à une vie professionnelle en accord avec toi même ?

S’écouter et suivre son intuition

J’ai très vite compris que je n’aurais pas un job « classique ». J’ai toujours eu envie de faire les choses différemment, de travailler sur des projets qui sortent de l’ordinaire, de sortir de ma zone de confort, même si ça veut dire être en galère. Les choix professionnels que je fais aujourd’hui sont un peu différents de ce qu’on nous conseille de faire pendant les études et j’ai longtemps culpabilisé de ne pas suivre le chemin classique. Ça m’arrive encore aujourd’hui de me dire « pourquoi je fais pas un truc tranquille sans prise de tête ? ». La vérité, c’est que je n’ai jamais été aussi stimulée et créative de ma vie. J’ai des idées pleins la tête et c’est un vrai kiff.

Mon premier conseil est donc de suivre ton intuitionUne entreprise te plait mais tu n’oses pas postuler parce que ton profil ne correspond pas ? Fonce ! Tu as envie de te lancer dans ce projet qui te tient à coeur ? Fonce ! Tu as envie de reprendre une formation qui n’a rien à voir avec ce que tu as fait auparavant ? Go, go go ! Tu n’as rien à perdre. 

Prendre son temps, faire les bons choix

Il est possible que ton intuition et tes envies te mènent à des projets qui te demandent de te remettre en question et de sortir de ta zone de confort. Par exemple, de plus en plus de jeunes diplômés choisissent de se lancer dans l’entrepreneuriat ou de se réorienter. Le but ici est de faire un choix réfléchi qui ne va pas te mettre dans un gros merdier ! Prends le temps de réfléchir aux éléments qui vont te permettre d’évoluer dans un cadre serein où tu pourras te concentrer sur ton objectif. Je pense notamment au financement et à certains organismes qui peuvent t’aider à développer ton projet. Et si tu te sens bien dans ton premier boulot et que tu as un projet en tête, pas besoin de démissionner, tu peux le développer tranquillement pendant ton temps libre ! Commence petit et avance à ton rythme. Pour mon e-commerce par exemple, je demande à mon fournisseur de stocker et d’envoyer mes produits, ce qui m’évite de payer un logisticien et les frais d’envoi le temps de développer mon projet.

Ne pas paniquer, relativiser

L’école ne nous encourage pas forcément à réfléchir de manière approfondie à notre projet professionnel. Cette réflexion peut entrainer des doutes, des incertitudes et même de la peur, un cocktail qui cogne bien la tête ! Dernièrement, j’ai moi-même été prise de panique par mes dernières réflexions concernant mon projet. Une amie m’a invité à faire le point sur chaque incertitudes et à relativiser tout simplement. Je te montre ce que ça a donné :

j’ai envie de suivre une formation dans un domaine totalement nouveau pour moi ⇒ j’ai peur de ne pas être à la hauteur et d’investir une énorme somme d’argent pour rien ⇒ La formation débute en février 2019, j’ai le temps d’en savoir plus sur ce métier qui m’intéresse et investir dans une formation, si elle est bien choisie, ce n’est jamais de l’argent perdu. Investir sur soi c’est essentiel.

⇒ je ne me sens plus alignée avec mon projet actuel et je serais déçue de moi si j’étais amenée à y mettre fin ⇒ Il n’y a pas de quoi être déçue, j’ai monté un projet de A à Z qui a suscité des retours hyper positifs sur les réseaux sociaux. J’ai acquis de nouvelles compétences que je pourrais réutiliser et mettre en avant sur mon CV.

Je te présente la méthode Charlotte !

Souffler et prendre soin de soi

Trouver une réponse à la question « qu’est-ce que je fais de ma vie ? » est devenu une obsession. J’ai commencé à me prendre la tête et à démoraliser de ne pas trouver le job ou le projet de mes rêves. Puis, j’ai compris qu’il n’y a pas de réponse toute faite. Chaque étape apporte un élément de réponse qui permet d’aller dans la bonne direction. Le chemin peut s’avérer long et il est parfois nécessaire de ralentir.

Mon dernier conseil est donc de prendre soin de toi et de faire attention à ces moments où la pression est trop grande. Prendre du recul c’est essentiel à la construction de ton projet, c’est parfois en ne pensant à rien que des idées pointent le bout de leur nez. N’hésite pas à te lancer dans des activités qui n’ont rien à voir avec le boulot : le sport pour te dépenser ou encore la lecture, l’écriture et même la peinture pour développer ta créativité et ouvrir ton esprit.

Le passage des études à la vie professionnelle n’a pas besoin d’être un moment de panique totale. Si on prend le temps de réfléchir et de se poser les bonnes questions, il y a de grandes chances qu’on se retrouve dans un job ou un projet qui fait sens à nos yeux. Le tout est d’avoir envie de mener cette réflexion.

Et toi, tu en es où dans ton parcours pro ?

À très vite,
Laura

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2 Comments

  1. Coucou Laura ! Ce sont de très bons conseils que tu donnes là, et pour moi qui ai franchi le pas cette année, quelques phrases résonnent dans mon expérience 🙂
    L’important est de s’en donner les moyens et de faire les choses par étapes surtout !

    XOXO LOVE,
    Noémie notrecarnetdaventures.com blog d’un couple audacieux et curieux

    • Laura Reply

      Coucou Noémie, merci pour ton commentaire 🙂 Tu as bien raison, l’important c’est de se lancer et de faire les choses step by step. A très vite!

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