Quand j’ai décidé de me prendre une année pour me consacrer entièrement à mon projet, une partie de moi s’est dit « génial, tu vas pouvoir organiser tes journées comme tu le souhaites, faire ce que tu veux, quand tu veux ». Le rêve de liberté de nombreux entrepreneurs (je ne suis pas la seule, hein ?)

Je me disais que je pourrais me réveiller en toute tranquillité, travailler à mon rythme, prendre le temps de me préparer des repas hyper sains, d’aller renforcer mon booty à la salle de sport (et enfin ressembler à JLo en bikini), mais aussi, de passer du temps avec mes proches, de prendre de longs bains chauds, de vivre une vie de rêve quoi… Comme sur Instagram (j’ai honte de le dire, mais je le dis quand même !)

Il y a une chose que je n’avais pas prévu.

Depuis que mon temps est consacré au développement de mon entreprise, un sentiment de responsabilité permanente s’est installé dans ma tête. Je m’explique.

J’ai envie de réussir, que mon entreprise voit le jour et qu’elle me permette d’en vivre. Forcément, ça met la pression, mais j’étais loin d’imaginer à quel point. Désormais, chaque décision, peu importe son importance, devient cruciale à mes yeux et j’ai peur de tout foirer si je ne fais pas le bon choix.

J’ai le sentiment que tout repose sur mes petites épaules et c’est hyper contre productif. Au lieu de me focaliser sur mes objectifs, je me laisse submerger par mes doutes. Est-ce que je fais ce qu’il faut ? Pourquoi ça a l’air si facile pour les autres ? Qu’est-ce que je fais si ça ne fonctionne pas ? Est-ce que ce rose est pas trop girly ?

Ouais, tout est sujet à se poser des questions. Et c’est pas beau à voir quand quelqu’un fixe son ordinateur pendant des heures sans bouger ne serait-ce qu’un sourcil.

C’est le moment où je remets les pendules à l’heure.

Je me rappelle pourquoi je le fais

L’envie d’entreprendre et de liberté. Car oui, c’est un plaisir de travailler pour moi-même et de concevoir un projet de A à Z. C’est difficile, mais je me rends compte que j’ai appris beaucoup plus en 6 mois qu’en 5 ans d’études et de stages.

Je me pose les bonnes questions

Je fais le bilan calmement, comme dans la chanson. Qu’est-ce qui me fait peur ou qui me bloque ? Qu’est-ce qui ne me fait plus kiffer ? Je la vois comment l’entreprise idéale ? Si pendant cette période de réflexion, j’ai peur de ralentir les choses, je me dis qu’au moins j’avancerai dans la bonne direction et donc que j’économise du temps sur le long-terme.

Je me projette

J’étais en alternance pendant ma dernière année d’études. L’ultime expérience avant l’entrée dans le « monde du travail » (c’est comme ça que ma mère en parle). Tout ce que je voulais à l’époque, c’était d’être indépendante, de travailler sur ce qui me faisait plaisir et d’organiser mes journées comme je le souhaitais. Je l’ai tellement souhaité que j’y suis arrivée. Même si ce n’est pas comme je l’imaginais, ça en vaut la peine. Aujourd’hui, mon nouveau rêve c’est que mon entreprise fasse un carton. Qui sait, peut-être que ça aussi ça pourrait arriver.

Cette petite remise en question express me permet de rester fidèle à ce que j’ai envie de développer et de comprendre que créer une entreprise, c’est pas comme monter un meuble IKEA, il n’y a pas de marche à suivre.

Ça vous arrive aussi ces moments d’incertitudes ? Vous faites comment pour gérer ?

A très vite,
Laura

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