« Allez Laura, bouge toi un peu, il est temps d’écrire ton premier article »

Ça a l’air simple dit comme ça, et pourtant, je bloque. Alors je ne pense pas subir le syndrome de la page blanche. Des idées, j’en ai pleins la tête, et j’ai hâte de les partager ici. Le problème, c’est plutôt le manque de légitimité. « Qui suis-je pour parler de cela ou pour faire cela ? Des blogs, en veux-tu en voilà, alors qu’est-ce que je pourrais apporter de plus ? ». Et vous êtes sûrement en train de vous dire « ce n’est qu’un blog, laisse-toi aller et fais toi plaisir ». Vous avez raison et c’est pour ça que je partage ce post avec la plus grande sincérité du monde.

Ce qui est un peu plus embêtant, c’est que ce syndrome de l’imposteur touche également à ma vie pro. J’ai décidé il y a quelques mois de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat, avec en tête, un concept dédié à la sexualité. Un vaste sujet, parfois délicat, mais qui en vaut la peine.

Pour mener à bien mon projet, je m’inspire beaucoup de ce que je vois et lis sur les réseaux sociaux. Ça me donne pleins d’idées, mais à d’autres moments, je me dis tout bêtement, « il y a tellement d’autres personnes qui feraient ça mieux que moi, alors pourquoi je le fais ? ». Je vous rassure tout de suite, c’est pas une raison pour tout arrêter. Bien au contraire, je fais en sorte de progresser, à mon propre rythme et en étant consciente de ce sentiment.

Concrètement, comment je fais pour dépasser tout ça ?

Je vide mon sac 

Lorsque ce sentiment devient trop handicapant et qu’il m’empêche d’avancer, je prends le temps d’en parler avec une personne de confiance qui pourra donner un avis objectif sur la situation. Souvent, je balance tout à mon mec et on se retrouve à papoter comme dans un épisode de Sex and The City, mais ça fait du bien !

Je me lance des fleurs (eh oui ça arrive) 

Petit à petit, j’apprends à reconnaître les forces, les qualités, les compétences et les talents naturels qui me permettent de développer mon entreprise. Et même que pendant deux secondes, je me sens comme Beyoncé. Allez-y essayez pour voir.

Je dis m*rde aux incertitudes et aux doutes 

M’enregistrer comme auto-entrepreneur, ouvrir un compte pro, lancer mon site… toutes ces choses me faisaient terriblement peur. Dès qu’on m’en parlait, j’avais juste envie de filer sous la couette avec mes Chocapic. C’est difficile à expliquer, mais lorsque j’ai dû passer à l’action, c’est comme-ci mon cerveau savait qu’il fallait taire ces pensées. Au final, j’ai l’impression qu’à chaque décision, j’ai agis comme un automate, « je le fais et puis c’est tout ». Ce n’est qu’après coup que je réalisais la nouvelle étape que j’avais franchis.

J’essaie d’accepter l’échec 

Ce projet me tient un coeur et j’aimerais vraiment pouvoir dégager l’argent me permettant de le développer. Dans ma tête, l’échec est parfois difficile à concevoir. Je travaille sur mon état d’esprit en me disant que les erreurs et les échecs font partie de la vie et qu’il faut les accepter. J’envisage alors mon business comme une période d’apprentissage où il est possible de se planter (on a tous été à la fac, vous savez de quoi je parle !).

Je ne pense pas être la seule à faire face à ce genre de doutes mais clairement, ça ne doit pas nous empêcher de nous lancer dans des projets. C’est ce qui rend le quotidien un peu plus palpitant, ça serait bête de s’en passer.

Et vous, vous bossez sur des projets en ce moment ? Comment vous faites pour dompter ce sentiment ?

À très vite,
Laura

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2 Comments

  1. That’s my girl !!! You rock ❤️❤️❤️ #proudmama #proudfriend

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